Quatorze communes, quatre bâtis.
L'ardoise du centre de Tours ne vieillit pas comme la tuile mécanique de Chambray, et le tuffeau de Rochecorbon ne se nettoie pas comme un pavillon de Notre-Dame-d'Oé. Chaque page dit ce qu'on trouve sur place.
Tours
Le centre ancien est en ardoise, sur des pentes fortes et des combles souvent aménagés. Autour des Prébendes et de la rue Nationale, les toitures sont hautes, encombrées de lucarnes et de souches de cheminée — autant de points singuliers où l'eau cherche à entrer. Au nord et à l'est, les lotissements des années soixante-dix passent à la tuile mécanique, avec des pentes plus douces qui retiennent la mousse.
Joué-lès-Tours
Beaucoup de pavillons des années soixante-dix et quatre-vingt, en tuile mécanique et pente douce. Ces toitures vieillissent par le faîtage : le mortier de scellement se fissure, les tuiles faîtières bougent, l'eau passe en crête. C'est le chantier que nous y faisons le plus souvent.
Saint-Cyr-sur-Loire
Coteau exposé sud au-dessus de la Loire, avec de grandes maisons bourgeoises en ardoise et des toitures complexes — croupes, lucarnes, épis. Le vent de Loire y travaille les rives et les faîtages plus qu'ailleurs.
Saint-Pierre-des-Corps
Tissu ouvrier et cheminots : petites maisons alignées, toitures en tuile et en ardoise, mitoyennetés nombreuses. Les mitoyennetés concentrent les problèmes — une noue mal reprise mouille deux maisons.
Chambray-lès-Tours
Commune récente à dominante pavillonnaire, tuile mécanique, pentes douces. Les toitures ont vingt à quarante ans : c'est l'âge où l'écran de sous-toiture, quand il existe, arrive en fin de service.
La Riche
Entre Loire et Cher, bâti ancien en tuffeau et ardoise le long de la rue principale, pavillons plus récents en périphérie. Le tuffeau impose des précautions : c'est une pierre tendre qui n'aime ni la pression ni les produits agressifs.
Saint-Avertin
Coteau sud du Cher, maisons de maître en ardoise sur les hauteurs, pavillons en tuile en bas. Les grandes ardoises anciennes y sont fréquentes, avec des crochets fatigués qui lâchent au coup de vent.
Fondettes
Coteau et plateau, mélange de longères tourangelles en tuile plate et de constructions récentes. Les longères ont souvent des pentes irrégulières et des reprises successives : chaque raccord ancien est un point à vérifier.
Ballan-Miré
Bourg ancien et lotissements. Les maisons du bourg mêlent tuile plate et ardoise, avec des charpentes anciennes que les combles aménagés ont parfois modifiées sans reprendre la ventilation.
La Ville-aux-Dames
Plaine de Loire, bâti majoritairement récent en tuile mécanique. Terrain plat, toitures simples : les interventions y sont surtout de l'entretien et de la reprise de zinguerie.
Notre-Dame-d'Oé
Commune pavillonnaire au nord de l'agglomération, tuile mécanique, exposition dégagée. Le vent du plateau y soulève régulièrement des tuiles de rive.
Mettray
Bâti ancien en tuffeau autour du bourg, plus quelques hameaux. Les toitures anciennes en tuile plate y côtoient des ardoises rapportées lors de rénovations — deux matériaux qui ne vieillissent pas au même rythme sur un même toit.
Parçay-Meslay
Plateau au nord-est, exposé au vent. Bâti mixte, avec de grandes toitures agricoles à côté du pavillonnaire — deux métiers différents sur la même commune.
Rochecorbon
Coteau de tuffeau au-dessus de la Loire, maisons troglodytiques et toitures en ardoise adossées à la roche. Les raccords entre couverture et falaise sont des ouvrages sur mesure : rien n'y est standard.
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